Ferme du Sougey
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01340 Montrevel-en-Bresse
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Maria

Maria et ses oies
Maria et ses oies

Maria, la conteuse du Sougey

3_ferme_Maria_oie_@_archiveMaria Favier, figure légendaire de la Bresse, est née en 1911 à St Jean-sur-Reyssouze au hameau de Montiernoz.

Alors qu’elle a onze ans en 1922, ses parents Hippolyte FAVIER et Marie-Louise PACQUELET, de riches agriculteurs, achètent le domaine de 35 ha du Sougey où elle vivra toute sa vie.

Elle le reçut, avec son frère Claudius Abel, en donation de leurs parents, le 26 juillet 1945.

Pendant longtemps cette ferme fut une des plus importantes de Bresse. Après la mort de son frère en 1978, Maria resta seule dans la ferme avec son « valet » Pierre. Sa porte était toujours ouverte aux visiteurs qui affluaient par cars entiers, de France ou de l’étranger. Amie avec l’ancien président, M. Valéry Giscard d’Estaing, elle fut même invitée à la Garden-party de l’Elysée. D’autres personnalités comme Georges Blanc et Paul Bocuse sont venues lui rendre visite lors des concours de volailles où elle gagnait toujours le premier prix pour ses oies.

Son livre d’or s’honore, entre autres, des signatures de Brigitte Bardot et Jackie Kennedy venues lui rendre visite. Elle accueillait avec plaisir les visiteurs intéressés par la vie au domaine et par les histoires de sa vie paysanne, de son amour pour la Bresse que de plus en plus souvent elle leur contait… Et c’est ainsi qu’elle fut nommée « la conteuse du Sougey ».  Elle s’éteignit au domaine  en mars de l’an 2000.

Ecoutez mon histoire

« Un jour, quand j’étais encore bébé, mes parents avaient mis mon berceau dehors, au soleil du printemps. Les oies étaient dans la cour ; elles sont venues me voir dans le berceau. Dans un coin de la cour, il y avait un tas de paille. Elles l’ont transporté sur moi, brin après brin, pour me réchauffer et mis autour de ma tête. Puis elles ont tiré le duvet qu’elles avaient sous le ventre.

Mes parents ont dit au domestique : Regarde donc, les oies sont en train d’emmailloter la petite .

Quand mon frère a pris le berceau pour me rentrer à la maison, les oies m’avaient adoptée et le jars lui a volé sur le dos en lui donnant des coups de bec.

J’ai grandi, je suis allée à l’école du village. Les oies venaient avec moi jusqu’à la barrière et me raccompagnaient jusqu’à la porte à mon retour. Elles m’attendaient au bout du chemin, vers quatre heures. Quand l’hiver il faisait nuit de bonne heure, j’étais contente et rassurée de les trouver là.

Vers mes quarante-cinq ans, j’ai retrouvé un vieux serviteur qui était resté chez nous autrefois : Dis donc Emile, tu vas me dire si c’est bien vrai que le patron et la patronne t’ont appelé et dit « Viens voir les oies sont en train d’emmailloter la petite » ?  Il a confirmé. »

Maria Favier, la conteuse du Sougey.