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Son histoire

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Maria Favier La ferme du Sougey telle que sa dernière propriétaire, Maria FAVIER, la reçut avec son frère Claudius Abel en donation de leurs parents, Hippolyte FAVIER et Marie-Louise PACQUELET, le 26 juillet 1945, n’est qu’une partie de ce qu’était le domaine à l’origine.

Orthographié de différentes façons : le SAUGEY (Histoire de Bresse – Guichenon), le SOUGET (nobiliaire du Département de l’Ain – Jules Baux) – (Cadastre 1808), ou plus communément le SOUGEY, son histoire est liée à celle de Montrevel.

Avant l’an mil, les seigneurs de CHATILLON LES DOMBES avaient d’immenses propriétés dont Montrevel.

Au tout début du XIIème siècle, certainement suite au démembrement d’une partie de leurs biens, apparaît la famille d’ASNIERES LES BOIS (à Confrançon), seigneur du lieu, de St Julien sur Reyssouze et autres terres.

Sachins A l’extinction de ce nom, l’héritage passe aux SACHINS, originaires de Vonnas, qui désormais prirent le nom du lieu qui devint par la suite de Loriol.

Le premier à porter le nom de Seigneur du Sougey est GUERRIC de SACHINS qui vivait en 1300, perpétué jusqu’à Claude de SACHINS, mort sans enfant. Celui-ci légua par testament du 25 décembre 1563 à la Dame de NANTON, sa parente. La famille de NANTON unie à celle de la CHAMBRE, c’est Jane de LA CHAMBRE, veuve de Charles DAMAS, Marquis de THIANGES, qui le vendit à Jean CHOSSAT en 1655.

Ce dernier par ses lettres de provision de président en l’Election de Bresse du 6 octobre 1637, put accéder à la noblesse de robe ainsi que ses enfants. Ils sont reçus à ce titre, le 12 mars 1698 par l’Assemblée Générale de la noblesse de Bresse. La souche de cette famille est à Etrez et antérieurement à Marboz.

Occupant différents postes importants dans l’Administration civile de la fin de l’Ancien Régime ou militaires, ayant acquis diverses propriétés, ils complétèrent leur patronyme par certaines de celle-ci : Chossat du Souget à Cuet, Chossat de Montburon à Confrançon, Chossat de Montessuy à Jayat, Chossat de Saint Sulpice à la paroisse de ce nom.

Pour quelles raisons en 1789, Messire Marie-Louis Chossat du Souget n’est-il plus le seigneur du fief puisque depuis 1762, peut-être même avant, Jacques-Marie Chossat de Montburon en est le possesseur ? Ainsi il amodie les domaines et le moulin le 31 décembre 1762 aux Frères LIMONEST.

LA BAUME, Chevalier, Comte de Montrevel Dans sa reprise des fiefs et dénombrement du 16 avril 1603 du Marquisat de St Martin le Châtel, Comté de Montrevel, Baronnies de Marboz, Foissiat etc., Madame Françoise de LA BAUME, dame d’honneur de la Reine, cite : « Noble Galois de SACHINS qui a fait le fief de Messire Jean de LA BAUME, Chevalier, Comte de Montrevel, à cause de sa maison forte, appelée du Sougey et d’autres maisons appelées de Cotignié ».

Il avait seulement moyenne et basse justice, rayonnant sur plusieurs villages : Montrevel, Jayat, Etrez, Marsonnas, St Martin le Châtel, Cras, Malafretaz.

C’est Marie-Pierre Chossat de Montburon, veuve en secondes noces de Monsieur Duport de Loriol, qui le vend le 22 août 1806 à Madame Jean Pérard de Dijon, née Bernarde Françoise Guyard de Changey. A cette époque une partie était déjà soustraite, notamment au profit de l’Hôpital de Bâgé le Chatel.

Par succession le 18 octobre 1845, le bien échoit à sa légataire universelle, Bernarde Caroline Louise Stéphanie Prévost de Chantemesle, Marquise de Montboissier, demeurant à Logron (Eure et Loir). Celle-ci, autorisée par son mari Charles Marie Philippe de Montboissier Beaufort Canillac, le vendra à Rambert Missol, propriétaire rentier à Lyon le 13 octobre 1859. L’acte passé devant Mme Chevallier, notaire à Montrevel, stipule que les 61 lots des immeubles et terres exploitées presque en totalité par les frères Thielon, d’une contenance de 124 hectares, sont vendues 202 000 francs.

Décédé le 15 novembre 1893, Rambert Missol avait légué une partie de son hoirie à ses petits-enfants en indivision (Paul Rambert Marie, Marie Eugénie et Stéphane Marie Pierron) dont le domaine Grand Sougey, affermé à Joseph Verne 3 620 francs et le Petit Sougey à Alexandre Feillens 3 100 francs.

Par arrangement familial Paul Rambert Marie Pierron deviendra le 20 février 1912 le seul propriétaire.

C’est par-devant Maître Pauget, notaire à Montrevel, fait en double chez Maître Robolin le 14 novembre 1922 que François Joseph Hippolyte Favier et son épouse seront acquéreurs du domaine du Grand Sougey situé en totalité sur la commune de Montrevel.

Dans l’acte de donation à leurs enfants, il est précisé que le domaine du Grand Souget, d’un seul tènement, a une superficie de 33ha 44a 72ca d’après les titres de propriété et d’après la matrice cadastrale 34ha 86a 9ca, les biens meubles et immeubles sont estimés 600 000 francs, le train de culture et cheptel : 200 000 francs.

Le train de culture est composé de 5 chars dont 3 en mauvais état, 3 tombereaux dont 2 usagés, 3 berrots, 1 moissonneuse lieuse usagée, 1 faucheuse usagée, 1 faneuse,2 râteaux faneurs ;1 grand râteau simple, 1 chargeur à foin, 4 charrues, 1 brabant, 3 herses ordinaires ; 1 herse canadienne, 6 fourches et fourchons, 4 faulx, 5 tridents, 3 pelles, 4 bêches, 4 « besselons », 2 haches de charpentier, 4 hachettes, 3 goyards, divers outils de charronnage, rabots, ciseaux, vilebrequins et équerres.

Le cheptel : 6 bœufs, 2 taureaux, 11 vaches, 3 génisses, 8 veaux et 3 truies. La volaille n’est pas dénombrée, pas même les oies si chères à Maria.

Dessin de 1902


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