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Le Folklore

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La Vougua de Veria

Les paroles de cette chanson sont de Prosper Convert.

C’est un tableautin joliment brossé d’une de nos vogues de village autrefois.

L’air est celui d’une de nos plus vieilles ébaudes, intitulée "Blonde ou brune", dans le recueil de Charles Guillon, de même que dans celui de P.C. de la Gelière. Viriat, où habitait Prosper Convert, est une grosse commune rurale parmi les plus riches de la Bresse, à 5 kilomètres de Bourg. But et les Greffets sont des hameaux de Viriat, Cras et Attignat, des communes avoisinantes.

I

On parle de le vougue
De Crau, pi de Tenia,
Mé avè toute
Et oncour à Veria

De tui leu jallètou,
Mémou ple teu qu’à Brou,
Qu’on vint de préféronche
A neutron rindez-vous
Faure bonbonche. ( bis )

II

Dé toute le fameille
Pe fétau cé zou tie
E faut qu’è breille
Du ron u seurdeille.
On saigne de poulets.
De vè, mémou dè bouë,
On rèplo la futaille
Pi de Bu è Grefouè
Tout fa ripaille. ( bis )

III

Sè fa bon pe la vougua,
Què on a biè gueutau,
On va à troupa
U bou se promenau.
Lè, des tenio de jeu,
Que pipon neutreu seu.
E faut va lou ramazou.
Vè leu chevau de beu,
Tout fa tapazou. ( bis )

IV

Pèdè que teu vio chèton
L’atou des chepenon
Leu zeunou dèchon
Pi che font de bon chon.
Lou cha, què é fa bon,
Deu-ja-deu y s’è von
Choule, pe le charire,
Què l’ombra des boichons
Cha de lemire. ( bis )

V

E pre cè que le vougue
Font, à n’è pau doutau,
Faure de nouches
Qu’on ne comptove pau.
Mé, malhereujamè,
De feille, biè chouvè,
Per avai voulu rire
Ont fauta devè n’è
Da na brèlire. ( bis )

I
On parle des vogues
De Cras, puis d’Attignat,
Mais avant toutes
C’est encore à Viriat
De tous les alentours
Même plutôt qu’à Bourg,
Qu’on vient de préférence
A notre rendez-vous
Faire bombance.

II

Dans toutes les familles
Pour fêter ce jour-là,
Il faut que ça brille
Du balai au ciel de lit.
On saigne des poulets,
Des veaux, même des bœufs,
On remplit la futaille,
Puis de But aux Greffets
Tout fait ripaille.

III

S’il fait beau pour la vogue,
Quand on a bien dîné,
On va en troupe
Au bourg se promener.
Là, des teneurs de jeux,
Qui pipent nos sous,
Il faut voir le ramage.
Vers les chevaux de bois
Tout fait tapage.

IV

Pendant que les vieux chantent
Autour des chopinons
Les jeunes dansent
Puis se font du bon sang.
Le soir quand il fait beau,
Deux à deux ils s’en vont,
Seuls, par les charrières,
Quand l’ombre des buissons
Sert de lumière.

V

C’est pour ça que les vogues
Font, à n’en pas douter,
Faire des noces
Sur lesquelles on ne comptaient pas.
Mais malheureusement,
Des filles, bien souvent,
Pour avoir voulu rire
Ont besoin avant un an
D’une barcelonnette.
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