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Le Folklore

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La Choup’è Vin

I

Le ron, chartin zour, tra coumére
Vé la Maria, vé la la Maria,
Que che dejon vene à l’autra
E gre pedia, è grè pedia
E y a pris mau à la Liaudainna
Cheti matin, cheti matin.
Fin li don vivame na choupa,
Na soup’è vin, n’a choup’è vin.

II

Coumére, ze si bin malada
E y a grè fin, é y a grès fin.
E me fa greu mau dè l’estouma,
Pi dè le rein, pi dè le rein.
Pretè ne vu ne médecena,
Ne médecin, ne médecin.
Z’amera moi n’ecouala pleinna
De choup’è vin, de choup’è vin.

III

L’è buron chôtiena n’écouala
Dra lou matin, dra lou matin
A midi l’è buron oncoure
Ne sais combin, ne sais combin.
Lou cha, metiron su la traubla
Lou grè tepin, lou grè tepin,
Pi lou buron bien plein chôtiena
De choup’è vin, de choup’è vin.

IV

A ta setau, neutra vezena,
Ba on bon co, ba on bon co,
Pe que le rein, pi que l’estouma
Che peurton moi, che peurton moi.
Vramè, que devale la goutta
Le fa de bin, le fa de bin :
Pe la sètau, vive l’écouala
De choup’è vin, de choup’è vin.

V

Le che dijon, pe le charire,
E s’èn allè, e s’èn allè :
Cheu co, nou chin vrame trou grije,
Tenien nous biè, tenien nous biè,
De nous tout lou mondou ch’amouije
Què nous brèlin pe leu chemin :
Nous è che bien vedia l’écouala
De choup’è vin, de choup’è vin !

VI

Se neutreu j’houmou nou demèdon
D’u nous venien, d’u nous venien,
Nous charin pro que leu repondre ;
Nous leu derin, nous leu derin,
E y a pris mau à la Liaudainna
Cheti matin, cheti matin,
L’ère foutia sè che n’écouala
De choup’è vin, de choup’è vin.

I

Ell’s étaient, certain jour, trois commères
Chez la Marie, chez la Marie,
Qui se disaient l’une à l’autre :
En grand’ pitié, en grand’ pitié
Il y a pris mal à la Claudine
Ce matin, ce matin.
Faisons-lui vivement un’ soupe,
Un’ soupe au vin, un’ soupe au vin.

II

Commère, je suis bien malade
Il y a grand temps, il y a grand temps
Il me fait gros mal dans l’estomac
Puis dans les reins, puis dans les reins
Pourtant ne veux ni médecine,
Ni médecin, ni médecin.
J’aimerais mieux une écuelle pleine
De soupe au vin, de soupe au vin.

III

Elles en burent chacune une écuelle
Dès le matin, dès le matin
A midi elles en burent encore
Je ne sais combien, je ne sais combien.
Le soir, mirent sur la table
Le grand pot, de grand pot
Puis le burent bien plein chacune
De soupe au vin, de soupe au vin.

IV

A ta santé, notre voisine,
Bois un bon coup, bois un bon coup,
Pour que les reins, puis que l’estomac
Se portent mieux, se portent mieux.
Vraiment quand dévale la goutte
Elle fait du bien, elle fait du bien
Pour la santé, vive l’écuelle
De soupe au vin, de soupe au vin.

V

Elles se disaient, par les charrières,
En s’en allant, en s’en allant :
Cette fois, nous ommes vraiment trop grises
Tenons-nous bien, tenons-nous bien,
De nous tout le monde s’amuse
Quand nous branlons par les chemins ;
Nous avons si bien vidé l’écuelle
De soupe au vin, de soupe au vin.

VI

Si nos hommes nous demandent
D’où nous venons, d’où nous venons,
Nous saurons assez que leur répondre.
Nous leur dirons, nous leur dirons :
Il y a pris mal à la Claudine
Ce matin, ce matin.
Elle était … fichue sans son écuelle
De soupe au vin, de soupe au vin.

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