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Le Folklore

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La Brache

I

Què l’étrèzhi que travache la Fronche
Treuve on pays fenamè cultivau ;
Què y va de recoulte è n’abondanche
Dé tui leu shamp, dé le tarre, dé leu prau ;
Què y va de béte de toutes raches
Allé, venié de la buzhe u pauqui,
Ida chedzhe : Sé vramè tié la Brache
Oh qué pays ! Oh qué fameux pays. ( bis )

II

Pédè que leu cavës n’ont que jo cauve,
Pe tout étreteni dè la majon
Leu Brachon ont, sè parlau de le rauve,
A ramachau touta la grè sajon,
U renouvé, é leur sho, le navete.
Qué vin juillet y machounon leu blau,
Vé la teussè y font d’autre récolte :
Leu Brachon machounon touta l’ènau.( bis )

III

Bon travaillon, intrigué, économe,
Lou Brachon cha treye parti de tout,
Quemè pre lui jamais l’euvra ne chaume,
L’arzhè vé lui abonde azhi touzhou ;
Quasi pretou l’entretien du moin-nazhou
Che treuve su la vêta dé shapon,
Le béte font pe la sècha leu gazhou,
Pi lou greni pe couliau lou bouchon. ( bis )

IV

Pe leu Brachon que, chon loin de le vele
N’a-t-eu pau toute seurte d’agrémè ?
L’ont pe s’y raidre de bene vatezhe,
Pi de shevaux que vont quemè lou vè,
Tui leu grè zhou neutre brauvo Brachonde
Peurton jo shapè brachon garni d’eu,
Rè què vayè che le figuzhe fronsha
Cè vous revellie l’ama dè lou coeu. ( bis )

V

Pe complétau cho tablau de la Brache
De davou dezhe que tout vra Brachon,
Dé vio Gaulois, l’homeu de notra rache,
Cha coucharvau le meliou tradition ;
Tout u deva, jamais y ne parjuzhe,
La foi, l’honeu se leïon su chon fron,
Pichque vé nou jamais nion ne recule
Amis shétin don : "Vive leu Brachon". ( bis )
I

Quand l’étranger qui traverse la France
Trouve un pays, finement cultivé ;
Quand il voit des récoltes en abondance
Dans tous les champs, dans les terres, dans les prés ;
Quand il voit des bêtes de toutes races
Aller, venir, de l’étable au pâturage
Il doit se dire : si c’est vraiment là la Bresse,
Oh quel pays ! Oh quel fameux pays.

II

Pendant que les cavets n’ont que leurs caves
Pour tout entretenir dans la maison,
Les Bressans ont, sans parler des raves
A ramasser toute la grande saison
Au renouveau, c’est le chou, la navette
Quand vient juillet, ils ramassent les blés
Vers la Toussaint, ils font d’autres récoltes.
Les Bressans moissonnent toute l’année.

III

Bon travailleur, intrigant, économe
Le Bressan sait tirer parti de tout
Comme pour lui jamais le travail ne chôme
L’argent chez lui abonde aussi toujours
Presque partout l’entretien du ménage
Se trouve sur la vente des chapons.
Les bêtes font pour la ferme, les gages,
Puis le grenier pour gonfler le bourson.

IV

Pour les Bressans qui sont loin des villes
N’y a-t-il pas toutes sortes d’agréments ?
Ils ont pour s’y rendre de bonnes voitures
Puis des chevaux qui vont comme le vent.
Tous les grands jours nos jolies bressannes
Portent leurs chapeaux bressans garnis d’or.
Rien qu’en voyant ces figures franches
Cela vous réveille l’âme dans le cœur.

V

Pour compléter ce tableau de la Bresse,
Je dois vous dire que tout vrai Bressan,
Des vieux Gaulois, l’honneur de notre race
Sait conserver les meilleures traditions.
Tout au devoir jamais il ne parjure
La foi, l’honneur se lisent sur son front.
Puisque chez nous jamais personne ne recule,
Amis chantons : "Vivent les Bressans".
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© Sougey 2011